Comme souvent depuis 5 ans, Ellen Gibson, femme de Thomas Gibson depuis 2 ans, eu un début de journée totalement différent de celui de son mari. Elle avait eu le temps de consulter ses mails au réveil, aidée d'une tasse de café brulant, largement trop sucré. Rien qu'un complément d'enquête, celle qu'elle avait bouclée grâce à un détail insignifiant.
Une fois prête, elle était sortie dans le garage, afin de prendre le volant de son Audi TT rouge. Un cadeau de Thomas. Cette voiture la définissait, le moteur, la couleur, la forme, son caractère...
N'ayant plus de cigarette, elle du faire un détour par le tabac le plus proche, avant de se rendre au bureau de Quantico. A quelques kilomètres de chez eux. Là elle y avait fait une rencontre surprenante, dangereuse, sans qu'elle n'ait pu s'en douter. L'homme d'une quarantaine d'année, bien que surement un peu plus jeune, l'avait abordé devant la porte, lui demandant du feu. N'étant pas du genre sauvage, elle n'avait pas hésité à l'aider. Charismatique, ayant un bagout sans pareil, il avait réussit à mettre Ellen en confiance. Pourtant son métier lui avait appris à se méfier, il aurait du la rendre parano. Mais s'étant efforcé d'en faire tout autrement, elle s'était laissé avoir. Cet homme n'était pas là par hasard, bien au contraire. L'intéressement était la seule raison de sa présence en ce lieu qu'il ne fréquentait pas d'ordinaire.
Sans qu'elle n'ait pu comprendre pourquoi, l'homme la séquestra dans la voiture, joignit ses poignets pour l'attacher et la jeter dans la limousine. Il sentait le tabac et l'alcool, reflétait un pouvoir immonde.
Qu'est ce que je fais là ? Détachez-moi, que me voulez vous ?! Ce ton agressif, ordonnant, dominateur, assuré. Tout ce qu'elle n'était pas en réalité. Mais jouer un double jeu était son but, se protéger. Il ne voulut pas lui répondre, sauf le prénom de Mads, surnommé le Chiffre. Il en semblait fier, et le cigare qu'il fumait ne faisait que consolider cette image. Le calmant qu'il lui administra finit de fixer l'horreur que représentait l'homme. Un puissant mélange d'héroïne et de Valumil.
C'est alors dans une cabane, en plein milieu d'une forêt, à en juger par la flore abondante, qu'Ellen se réveilla. Elle reconnu à peu près l'endroit. L'équipe du FBI, le département des Sciences du Comportement du bureau de Quantico avait réglée une affaire ici. Un endroit ultra isolé. Les mains dans le dos, la pression des liens, une corde à n½ud, lui sciait les poignets. Elle ne saignait pas encore, mais les hématomes étaient bien présents. Sans ses mains, elle se trouvait impuissante. Le réveil fut douloureux, parce qu'en crise de manque. L'héroïne, une saleté de drogue dont la dose supérieure à 2 Mg d'un coup rendait dépendant dans l'immédiat. Des hommes de mains jouaient au poker. Une table devant elle, assise dans un coin de la cabane en bois brut. Hommes de mains, jugement porté par Ellen, selon leur carrure massive, leur air niais et prêt à suivre n'importe qui. Elle émergea doucement, douloureusement surtout.
Hey, elle se réveille ! On va pouvoir s'amuser un peu... Ces hommes se mirent alors à donner les règles, qui ne lui plurent pas du tout, dès le premier mot... Strip Poker. Ça sentait l'humiliation, la pression psychologique. Le but était alors de se laisser déshabiller, par chacun des hommes de mains. Celui qui gagnait, choisissait ce qu'il retirait de la jeune femme. 22 ans, elle avait une certaine fierté. Elle refusa violemment. L'un d'eux se leva et la frappa, lui assénant une gifle magistrale, d'une violence inimaginable, qui lui ouvrit la lèvre inférieure. Le sang semblait les exciter. Puisqu'ils se mirent à rire cruellement. La partie de carte commença alors. Lui retirant un à un ses vêtements, les mains de ces êtes sans âmes ni scrupules se baladant sur elle. Leur contact était douloureux. Mais Ellen avait apprit à gérer certaines crises. Se blindant mentalement. Pas assez apparemment, elle ne parvenait pas à reprendre le dessus. Et à chaque coup de poker elle souffrait un peu plus, l'humiliation repoussant ses limites, la pudeur n'ayant plus foi en ses agresseurs. Maintenant à moitié nue. Vêtue seulement de ses sous vêtements et d'une chemise. Qu'ils n'avaient pas pu lui retirer de par ses mains nouées. Quoi que largement déboutonnée. Elle laissa échapper une larme. Puis un mot de trop. Ce qui lui valut un autre coup, qui celui-ci, toucha l'arcade. L'ouvrant d'une plaie net, celle de la bague de l'homme qui semblait diriger les autres. Il lui promettait de plus que ce n'était qu'un début, il attendait seulement les instructions du patron...